Enfance-Avenir : association aide vietnam et vietnam enfant

Fère Bao Tinh Vuong Dinh Bich

      

Photos prises en juillet 2011

Chers amies et amis d’Enfance-Avenir,
Pour bien travailler ensemble, nous devons nous connaître. C’est la raison pour laquelle je me présente aux nouveaux membres, ceux qui ont parrainé dans les années 2000 quand le siège social de l’association s’est déplacé des Landes à Fougères, et tous ceux qui nous rejoignent depuis.
Dès 1939, à l’âge de 11 ans, j’ai quitté ma famille pour le Probatorium diocésain, puis le Petit séminaire. De là, je suis entré dans un couvent pour me faire religieux. On m’a envoyé en Europe pour suivre des études de théologie, j’y ai acquis des valeurs de la culture occidentale, elles m’ont permis de me sentir à moitié français.
Très vite initié à la solidarité envers les plus pauvres, j’ai créé des microprojets scolaires en faveur des déshérités et des handicapés dès mon retour au Viet Nam en 1961. Le gros du travail était de trouver des volontaires auprès de qui j’étais simplement la mouche du coche, surtout dans le parrainage que j’ai lancé dans les années 80, à côté d’une dizaine de centres sociaux.
En 1990, je travaillais en faveur des orphelins. Des couples français sont venus me demander de l’aide pour fonder une famille. J’ai résisté, prônant le parrainage. J’ai cependant progressivement réalisé que les nouveaux nés abandonnés n’allaient jamais pouvoir être de vrais enfants sans des parents d’adoption, sinon biologiques. Dès lors s’est installée une collaboration entre le parrainage et l’adoption via la mouche du coche que je suis. En 1995, quand le parrainage a atteint le chiffre d’une centaine, les amis français ont jugé nécessaire de créer une Association d’administration selon la législation française. Ce fut la naissance et le baptême d’Enfance-Avenir fondée grâce à l’initiative d’une douzaine de familles d’adoptants. Ces personnes ont continué à soutenir l’association et à la défendre, encore aujourd’hui. Elles ont toute ma reconnaissance au nom de nos petits pauvres qui ont pu faire des études. Une bonne cinquantaine d’entre eux a ainsi trouvé un métier qui change la physionomie de leur famille.

Fr. Bao Tinh


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